Fédération des Scop de la Communication (Denis Dejeu)
Casc (Nathalie Jammes)
GPF (Patrick Bonduau et Pascal Bousquet)
Cabinet Espere (Jean-François Fillaut)
GPV (Dominique Jeanne et Isabelle Voyer)
Imprim’vert (intervention de Jean-Mar Dambrain – L’Artésienne)
Pour mémoire, Imprim’Vert® , dont la mise en place a été initiée en 1998, a pour objectif la mise en place par les entreprises exerçant des activités d’impression, d’actions concrètes visant à respecter des critères environnementaux tels que : - la bonne gestion des déchets dangereux, - la sécurisation du stockage des liquides dangereux afin d'éviter toute pollution accidentelle, - l’exclusion des produits étiquetés toxiques dans les ateliers offset
Actuellement, c’est le Pôle d’Innovation de l’Imprimerie (P2i) qui est propriétaire de la marque et en assure la gestion nationale. Un nouveau site Internet est entièrement dédié à la marque avec notamment la liste officielle nationale des imprimeurs ayant obtenu la marque Imprim’Vert et la liste des référents Imprim’Vert sur toute la France.
La marque est valable pour une année civile et désormais, le logo est millésimé. Les 2 années suivant l’année de l’obtention initiale, l’entreprise, pour obtenir le millésime de l’année en cours, devra fournir les documents justificatifs de collecte. La troisième année, l’imprimerie devra faire effectuer une visite de contrôle par son référent Imprim’Vert afin de vérifier que l’entreprise répond toujours aux critères exigés par la marque.
Par ailleurs, une cotisation a été mise en place en fonction de la taille de l’imprimerie.
Certifications FSC et PEFC
- FSC : Forest Stewardship Council (Conseil de bonne gestion de la forêt), créée en 1993 au Canada par des ONG
- PEFC : Programme for the Endorsement of Forest Certification Schemes (Programme Européen de Certification des Forêt), créée en 1999 en Europe à l’initiative de propriétaires et exploitants forestiers privés
Les certifications FSC et PEFC apportent la garantie d’une gestion forestière durable selon des standards prédéfinis. Elles correspondent à la traçabilité de la matière première utilisée dans tous les produits finis contenant du bois. Pour qu’un imprimé soit certifié FSC ou PEFC, l’ensemble de la chaîne doit est certifié (de son exploitation dans la forêt jusqu’au produit fini en passant par le fabricant de la pâte à papier, l’usine qui produit le papier et le distributeur qui le stocke).
Le bilan carbone est une méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre engendrées par une activité à partir de divers critères comme la consommation électrique, le transport de la marchandise et les moyens de transport des salariés, les matières premières, les déchets...
Le bilan carbone prend en considération toutes les activités d’une entreprise (achat, production, marketing, logistique, ressources humaines…) et ne peut donc pas être comparé à celui d’une autre entreprise. En revanche, il permet d’évaluer les émissions de gaz d’une société à l’instant T et de mettre en place un plan d’actions visant à les réduire puis de constater ultérieurement son évolution.
Un marché du carbone se met en place : le bilan carbone devient une unité de mesure et une double comptabilité peut être tenue (en € et en CO²).
Le coût d’un bilan carbone peut varier de 5 000 € à 10 000 €. Il est subventionné par l’ADEME à hauteur de 50 % sans dépasser un coût total de 15 000 €.
L’éco-conception est la prise en compte de la protection de l’environnement dans la conception de produits ou de services.
GPV a notamment mis en place une gamme d’enveloppes ERA Pure éco-conçue. Cette gamme d’enveloppes à base de papier 100 % recyclé et extra blanc (obtenu sans chlore par un processus de désencrage en bacs de flottation écologique) avec fenêtre en amidon de maïs a été présentée aux participants.
A noter : Isabelle Voyer recommande la lecture du livre de Jean-Marc Jancovici « Le plein s'il vous plaît ! : La solution au problème de l'énergie »
Echanges entre les participants
Les diverses présentations ont été très appréciées par les participants et amènent chacun vers :
un constat général : désormais, les prises de consciences se sont généralisées et les questions environnementales sont au cœur des préoccupations de la majorité des citoyens. L’intérêt grandissant des consommateurs pour le développement durable coïncide avec l’évolution des comportements économiques et les produits "bios", "équitables" ou porteurs d’un "écolabel" sont de plus en plus recherchés
une réflexion commune : l’implication et l’engagement environnemental et sociétal des Scop doivent faire l’objet d’une communication pour se différencier des autres entreprises
Ainsi, il est décidé de proposer au conseil d’administration de la Casc de mener une action collective de communication en réalisant une plaquette destinée aux clients des Scop de la Communication. Cette plaquette pourrait prendre la forme d’un guide de l’achat éthique et éco-citoyen en relevant et en détaillant tous les éco-labels des industries graphiques afin de marquer la sensibilisation des Scop à l’environnement.